Ce sont les paroles, MESSIEURS, du très doux & très pieux Elcana à sa bien-heureuse épouse Anne mère de Samuel, prophète très éclairé de Dieu, & dernier Gouverneur de la monarchie des Hébreux, auparavant qu’elle fut sous le gouvernement & la domination des Rois. Je les tire de sa bouche, et je les mets en celle du grand Elcana, notre grand Dieu, pour les adresser à la très pieuse Princesse Anne d’Autriche, auguste reine de France & de Navarre, mère de notre invincible monarque, de laquelle nous célébrons aujourd’hui la triste pompe, et la solennité funèbre. Et certainement, MESSIEURS, pour m’acquitter de la part qu’il vous a plu me donner dans cette sainte cérémonie, je ne pouvais, ce me semble choisir dans tout le corps des écritures Saintes un texte plus court, plus littéral, plus juste, Anna cur fles ? car outre la conformité des noms, et les rapports admirables qui se trouvent entre ces deux illustres Dames, et leurs illustres Fils ; ce beau nom des Hébreux Elcana signifie trois choses, un Dieu jaloux, un Dieu de pitié,& un Dieu de miséricorde, qui sont les belles qualités que Dieu prend dans l’Ecriture Sainte, Ego sum Deus zelotes, Ie suis un Dieu jaloux, dit-il, un Dieu, dit l’Apôtre, dont les richesses sont la pitié et la miséricorde, Deus qui dives est in misericordia, & miserationibus.

Or si jamais il a fait paraître sa jalousie ; s’il a jamais donné des marques de sa pitié divine ; s’il a jamais, enfin, fait éclater la grandeur de sa miséricorde, cela a été en la personne de l’Illustre défunte.

Cette grande Princesse s’est trouvée trois fois, dans trois différentes circonstances, et conjonctures de sa vie, plongée dans trois torrents de larmes : pendant les vingt-deux années de sa stérilité, pendant les troubles et les guerres intestines, dont sa Régence a été agitée, et depuis la paix publiée, et le mariage de notre auguste Prince consommé, jusqu’au jour de sa mort. La première fois, elle pleure pour le Roy son époux, afin de lui obtenir du Ciel un fils. La seconde, elle pleure pour la monarchie, afin d’obtenir par ses larmes la paix dans le cœur du Royaume ; La troisième, elle pleure pour elle, afin de pouvoir acquérir la Couronne de gloire. Or toutes les trois fois la puissante voix de ses larmes a tellement touché le cœur de Dieu, qu’à chaque fois il lui a demandé à l’oreille du cœur, Anna cur fles ? et lui a toujours accordé le double de ce que ses larmes demandaient. Quand elle pleure pour demander un fils, ce grand Dieu d’amour, jaloux des intérêts de sa Princesse, au lieu d’un lui en accorde deux. Quand elle pleure pour obtenir la paix dans le Royaume, pendant les troubles de sa Régence, ce grand Dieu de pitié, pour une lui en donne deux, la paix dans l’Etat, et la paix avec les Etrangers. Enfin quand elle pleure pour obtenir la couronne de gloire, ce Dieu de miséricorde, lui donne encore par sa grâce sa couronne d’épines, c’est à dire, une couronne de vertus chrétiennement Royales, piquantes et contraires aux inclinations de la nature corrompue, pour vaincre les empêchements effroyables qui s’opposent au salut des têtes couronnées, et des grands. Ainsi, MESSIEURS, un successeur pour Louis appuyé d’un frère, la paix pour la Monarchie dans le Royaume suivie de la paix avec les Etrangers, la Couronne de vertus Chrétiennes & Royales pour notre grande Reine couronnée de la gloire immortelle, ou pour trancher plus court, deux fils, deux paix, deux couronnes, voilà ce que notre admirable Princesse a gagné par ses larmes. Ces trois glorieuses conquêtes qui composent le règne de notre Auguste Reine, feront le partage de mon discours, m’attireront, s’il vous plait, l’assistance de vos prières, et m’obtiendront l’honneur de vos audiences.

PREMIERE PARTIE.

La stérilité dans les mariages, est pour l’ordinaire ou un effet de la colère de Dieu, ou un sujet de sa puissance, ou une marque de sa miséricorde, ou un objet de sa pitié. La stérilité des Dames de Babylone, dont Dieu menace cette orgueilleuse ville par la bouche du Prophète Isaïe, était un effet de son indignation, Una die venient tibi viduitas& stérilitas . Abominable ville, il t’arrivera dans un même jour deux malheurs effroyables, le veuvage et la stérilité. La stérilité dans sainte Elisabeth était un sujet de la puissance de Dieu, qui voulait d’une femme doublement impuissante faire naître le plus grand homme qui ait jamais été engendré par la voie commune & ordinaire, Inter natos, mulierum non surrexit major Ioanne Baptista. La stérilité dans la mère de Judas le perfide, aurait été sans doute une marque de la miséricorde de Dieu, puisque l’Evangile nous assure qu’il aurait été à désirer, que ce traître ne fût jamais venu au monde ; si non natus fuisset homo iste. Enfin la stérilité de la bien-heureuse Anne, la mère de l’illustre Samuel, était un objet de la pitié de Dieu. Cette vertueuse Dame se voyant sans enfant, avait l’esprit rempli d’amertume & de tristesse, qu’elle aurait été capable de donner de la pitié aux bronzes, et aux marbres. Son visage était méconnaissable ; Ses yeux étaient changés en deux sources de larmes. Porro illastebat largiter, dit l’écriture sainte. Elle passait les jours et les nuits en prières et aux pieds des Autels. Hélas ! Seigneur, disait elle je suis la plus infortunée, et la plus malheureuse de toutes les femmes d’Israël, Infelix nimis ego fum. Mais enfin ce grand Dieu, qui selon le langage de cette grande Sainte mortifié et vivifié, qui conduit au tombeau et qui nous en retire, qui appauvrit et qui nous enrichit :et qui exalte ceux qu’il a humilié, touché par les larmes de cette aimable Dame, lui donna un fils, qui fut un très fidèle Prophète du Seigneur, et un des grands personnages qui ait jamais gouverné le peuple d’Israël. La stérilité de notre Auguste Princesse pendant vingt deux ans, a été parfaitement semblable à celle de cette illustre Juive. Dieu avait fait en elle ce qu’il avait fait en celle-ci. Concluserat illi vaulvam, il lui avait fermé le sein. Mais si vous désirez savoir, quel a été l’excès de la douleur, et l’abondance des larmes de cette illustre affligée pendant tout ce grand temps de sa stérilité ; Il faut, s’il vous plait, MESSIEURS ? que nous considérions quatre circonstances ou raisons, qui toutes contribuaient à rendre sa douleur sans seconde, et son affliction sans bornes. La première se doit tirer de l’amour qu’elle avait pour la Monarchie, joint à la connaissance qu’elle avait des horribles malheurs que la stérilité d’une Reine cause ordinairement dans une Monarchie. Par cette connaissance, elle se représentait les maux qui menaçaient déjà la France par la sienne, et se considérait comme la source de la ruine future du Royaume. Ah Messieurs ! quelle angoisse pour notre illustre Reine dans l’amour qu’elle avait pour la France ?

L’une des raisons qui augmentait le plus la douleur d’Anne mère du Gouverneur Samuel, était l’amour qu’elle avait pour Elcana son époux, et que ce pieux mari avait réciproquement pour cette sainte épouse : Annam diligebat. C’est de là qu’il faut prendre la seconde circonstance qui augmentait la tristesse, et qui multipliait sans cesse le nombre des larmes de notre Princesse désolée. Elle aimait le feu Roi son époux, et le feu Roi l’aimait avec une tendresse qui ne peut s’expliquer, Annam diligebat. Cet amour mutuel & conjugal causait une douleur réciproque dans les cœurs de ces deux Illustres mariés, mais si sensible, que toutes nos paroles ne pourraient l’exprimer. La Reine mourait d’ennui de ne pouvoir donner un fils au Roi qui pu être également héritier de ses vertus Royale, et successeur dans ses états. La douleur de la Reine causait un effroyable contrecoup dans le cœur du Roi de la voir si affligée. Si bien qu’en cet état, la Reine disait au Roi ce que Rachel disait autrefois à Jacob, damihi liberos, alioquin lorior, mon cher mari donnez moi des enfants ou bien il faut absolument que je meure de tristesse et d’ennui. Et le Roy répond à la Reine non pas si rudement que Jacob à Rachel, me prenez vous pour Dieu qui vous a privé des fruits du mariage ? nun quid pro deo ego sum qui te priuauit fructuventris tui ? Mais comme le doux et le juste Elcana, Anna cur fles ? cur non comedis ? cur afligatur cortuum ? nunquid ego melior tibi sum quam decem filÿ ? pourquoi ne donnez vous pas quelque trêve à vos larmes ? pourquoi perdez vous le boire & le manger ? d’où vient cette amertume qui vous navre le cœur. Vous demandez un fils et un successeur pour moi ? Madame, vous suis-je pas meilleur que dix fils tous ensembles quand Dieu vous les aurait donnés ? ah Messieurs ! Ces paroles si pleines de tendresse et d’amour, étaient autant de glaives de douleurs qui perçaient de part en part le cœur de cette aimable Princesse. Une autre raison qui donnait beaucoup d’angoisse et d’affliction à Anne la mère du prophète, était selon la remarque de l’Ecriture, l’autre femme d’Elcana son envieuse, qui avait des enfants, et qui lui faisait tous les jours quelque nouvelle insulte ; en sorte qu’elle lui reprochait que Dieu par un effet de son indignation lui avait fermé le sein, afin qu’elle n’eut point d’enfants : Intantùm vt exprobraret quod Deus conclusisset vuluam eius. Notre illustre affligée n’avait pas un semblable sujet, mais il s’en rencontrait un autre, qui peut-être ne contribuait pas moins à sa douleur. Elle voyait les Princesses qui avaient des enfants, non seulement capables de succéder, mais encore de porter les plus grandes Couronnes. Et quoi qu’ils eussent pour cette grande Reine tous les respects possibles ; néanmoins ils ne pouvaient pas s’empêcher après vingt ans et plus passés, de la regarder ou comme stérile, ou du moins comme une personne, cujus Deus conclusisset vuluam, à qui Dieu avait fermé le sein. Et ils pouvaient raisonnablement se flatter de l’espérance de deux Couronnes qu’ils touchaient à deux doigts prés ; puisque le tout dépendait de la mort de deux Princes qui n’avaient point d’enfants. Je vous laisse à penser Messieurs quelles pouvaient être les pensées et les sentiments du cœur de notre Reine dans cette circonstance. Et ne m’alléguez point ses vertus héroïques, la vertu règle bien, mais elle n’étouffe pas toujours les mouvements du cœur. Enfin ce qui faisait le comble des douleurs de notre grande Reine était le Cardinal de Richelieu. Car encore qu’il fût sensiblement touché de son affliction : toutefois ce grand homme était bien plus sensible à l’honneur de notre Monarchie, et aux intérêts de sa propre fortune. Or il voyait la ruine et de l’un et de l’autre infailliblement attachée à la stérilité de cette Auguste Reine. C’est ce qui donnait occasion de croire que ce grand Ministre pourrait prendre des mesures conformes aux grands desseins qu’il avait et pour la conservation de la monarchie, et pour l’agrandissement de sa fortune, et pour l’établissement des siens, Ce bruit quoi que faux, étant venu aux oreilles de la Reine aurait été capable de la faire mourir dès lors, si le grand Dieu d’amour jaloux des intérêts de sa Princesse, ne l’eut soutenue par ses consolations divines. Car ce fut en cette occasion que la conduisant dans sa chère solitude de Val de Grâce, et là seul à seule lui parlant à l’oreille du cœur, lui dit pour la première fois Anna cur fles ? Domine exercituum si respiciens videris afflictionem cilla tua dederisque serua tua sexum virilem, O Seigneur des armées ! disait-elle, avec Anne la mère de Samuel, si vous regardez d’un œil amoureux l’affliction de vôtre servante ; & si vous lui donnez un fils, je vous le consacrerai pour jamais ; & je ne le demande, Seigneur, qu’afin qu’il emploie tous les jours de sa vie à vous faire craindre, aimer, servir & adorer dedans tous ses Etats. Dabo eum Domino omnibus diebus vita eius. Le cœur de Dieu se laissant attendrir aux larmes de cette humble affligée, & ne pouvant en quelque façon résister davantage à la ferveur, & la persévérance de ses prières, accorde enfin à cette pieuse importune, ce qu’elle demandait avec tant d’amour il y avait plus de vint ans, répandant par sa grâce dans son esprit une si grande lumière, & dans son cœur une telle confiance, qu’elle commença de croire fortement, & d’espérer sans hésiter, que Dieu se lèverait bien-tôt les empêchements qu’il avait mis à sa fécondité, & qu’elle verrait dans peu de temps son mariage couronné d’une bénédiction Royale. Et cette révélation, MESSIEURS, dont Dieu favorisa cette humble Princesse, ne fut pas si particulière pour elle, que Dieu n’en fit part à plusieurs âmes élevées par la profondeur de leur humilité, lesquelles prédirent longtemps auparavant que notre pieuse Reine accoucherait d’un fils.

Oui, Madame, ne vous affligez plus, vous aurez un fils, il s’appellera Dieu donné. Il sera l’un des grands Roy du monde. Dès la première année de sa naissance, ce petit Généralissime né des Camps & Armées de son père, animera tellement le cœur de nos guerriers que dans quatre Campagnes ils feront deux généraux captifs, gagneront cinq batailles, prendront trente cinq villes, sans compter les pays qui viendront se ranger sous sa protection. Dès la première année de son règne, il rehaussera encore tellement le courage de tous nos Généraux, que dans l’espace de cinq Campagnes il prendra jusqu’à quarante villes, et continuant ses victoires en Allemagne, il plantera les bornes de l’Empire bien au delà du Rhin. Il sera entre tous les Roy et Princes de l’Europe, ce que le Soleil est entre tous les astres. Les Aigles (trouvé le bon, Madame) qui ont la fierté d’oser regarder fixement ce bel astre tout brillant de lumière qu’il est se trouveront contraintes de baisser les yeux, ne pouvant supporter l’éclat des Victoires de ce soleil des Rois. Le superbe Ottoman à la vue de ce même soleil, se verra dans un honteux déclin, sans avoir passé par cette plénitude, que lui promettait son superbe croissant. Il verra dans une même année Vienne, Constantinople, & Rome humiliées devant lui. Vienne pour lui demander secours contre l’orgueil de la race Ottomane. Constantinople pour lui demander quartier comme à son vainqueur. Rome, non pas en qualité de Mère spirituelle de toutes les Eglisesdu monde : puis qu’en cette qualité tous les Princes Chrétiens doivent fléchir le genou devant elle : mais en qualité de Dame temporelle des Etats qui lui ont été non pas laissés par le testament de Jésus-Christ son père & son époux tout ensemble, puis qu’il proteste au Président de l’Empereur de Rome que son Royaume n’est point de ce monde ; Regnum meum non est de hoc mundo : mais qui lui ont été aumonés par la piété des Princes fidèles, & principalement de nos Rois très-Chrétiens. Il verra Rome en cette qualité humiliée devant lui, pour demander pardon du droit des gens violé en la personne de ses Ambassadeurs. Dieu répandra sur sa personne une terreur si plaine de majesté qu’on pourra sans blesser l’humilité Chrétienne, & sans offenser la grandeur souveraine de Dieu, de laquelle il relèvera & tiendra tout ce qu’il aura & tout ce qu’il fera, lui appliquer cette devise, Terribili qui aufert spiritum principum, terribili apud Reges terra. Au Roy terrible qui ôte l’esprit aux Princes, & qui donne de la terreur à tous les Rois du monde, parce que les Princes seront saisis d’une terreur si sainte en présence de ce Roy majestueux, qu’encore qu’ils aient la tête assez forte pour porter les plus grandes couronnes, & des génies capables de gouverner tous les plus grands empires, toutes fois ils seront devant lui comme l’Apôtre veut que les riches soient au milieu des richesses, tanquam non habentes, comme s’ils n’en avoient point ; & quand aux autres Rois & Princes de l’Europe, au seul bruit de ses armes, ils seront saisis d’une telle frayeur, que chacun cherchera l’abri de ses lauriers, pour se pouvoir garantir de ses foudres. Le célèbre & généreux Apologiste de la providence divine le Patriarche Job, dit que la main de Dieu a signalé sa puissance dans tous ses ouvrages, mais principalement quand elle a fait sortir de la masse des cieux ces beaux luminaires, qui par leur lumière & par leurs mouvements règlent & gouvernent le monde, & quand elle a tiré la couleuvre du ventre de la terre, spiritus eius ornauit coelos, et obstetricante manu eius eductus est coluber tortuosus. Job 26. Le fils que Dieu vous donnera, Madame, fera paraître sa puissance Royale, Quand il ornera les Cieux, c’est à dire ces ministres empourprés, d’une si grande dignité, de tant de faveurs de bien faits, de charges, d’alliances, d’honneurs & de richesses ; mais il la rendra encore plus éclatante, quand après la mort de ce ministre son adroite main tirera du sein de sa bonté une couleuvre qui n’aura de venin que pour les seuls ennemis de la France. Il sera tellement secret & silencieux que Salomon ne pourrait non plus connaître les voies qu’il tiendra dans toutes ses affaires, que celles de la couleuvre, après qu’elle a passé sur une pierre ferme. Enfin si dans un grand monarque il faut une grande prudence, la sienne sera si grande qu’il en donnera aux serpents ; & par cette prudence il affermira tellement ses Etats, qu’il se rendra au dehors la terreur de tous ses ennemis, & au dedans l’amour de tous ses peuples. Enfin, Madame, ce grand Dieu d’amour, pour combler vôtre cœur de ses consolations divines, vous donnera un second fils qui sera si respectueusement soumis aux volontés de son frère, qu’il n’aura avec lui qu’une âme, qu’un cœur & qu’un esprit. ANNA CVR FLES ? Que vous semble t-il, Messieurs ? y eut-il jamais une stérilité couronnée d’une maternité plus heureuse ? y eut-il jamais des larmes plus amoureusement essuyées, & plus dignement récompensées ? Qu’il est bon d’établir solidement toutes sa confiance sur la bonté, sur la fidélité, & puissance de Dieu ! Bonum et considere in Domino. Mais vous ne dites rien, me direz vous, du pitoyable état où cette grande Princesse s’est trouvée pendant les troubles & guerres intestines, dont la Régence a été traversée. Il est vrai, mais comme ç’a été le second sujet de ses larmes, & l’objet de la pitié de Dieu, i’en fais la seconde partie de mon discours.

SECONDE PARTIE.

Vous vous en souvenez, Messieurs d’Etampes. Vos murailles renversées, vos Tours abattues, vos faux-bourgs ruinez,

(A suivre)