La nécessité de se défendre contre un journal local l'amena à confier au papier quelques courtes notes, retrouvées par moi, qui vont nous renseigner jusqu'à un certain point, sans toutefois nous éclairer complètement sur cette partie peu connue de sa vie. " Il serait absolument puéril de ma part, écrit-il, de vouloir cacher mes antécédents, c'est-à-dire le genre de mes occupations avant de faire de l'archéologie. Tout le monde à Etampes peut savoir que je suis le fils d'un pâtissier de la place du Théâtre-Français, de la fameuse maison Chiboust. " J'ajouterai ici la date de cette naissance: le 20 août 1864. Qu'on ne perde pas de vue la profession de son père: pâtissier. Ce détail suffira à expliquer pourquoi cet archéologue austère se délassait de ses travaux d'érudition par la publication de quelques études culinaires, telles que son traité de gastronomie intitulé: Etampes à table, rempli de précieux et pratiques conseils à l'usage des cordons bleus. Élève du Collège d'Etampes vers 1875, condisciple de quelques-uns de nos concitoyens encore vivants, il ne laissa que de bons souvenirs dans cet établissement; il était d'ailleurs sous la surveillance affectueuse et éclairée de Mme Melet, sa tante, directrice d'une pension en vogue; il professa pour sa parente un véritable culte, il s'attacha à perpétuer à Etampes le souvenir de cette incomparable éducatrice par différents articles et par la publication des allocutions qu'elle adressait à ses élèves, chaque année, le jour des prix. Que fit Lefèvre, à la sortie du Collège? Quelles furent ses premières occupations? C'est ici que nous manquons de précisions. Il semble bien qu'emporté, vers la vingtième année, par un goût invincible pour la littérature et les arts, il ait cherché à donner satisfaction à ses penchants en subordonnant le choix d'une carrière stable et un établissement définitif au plaisir de lire et de s'instruire. D'après ses notes, il aurait été secrétaire ou gérant de grands hôtels de Londres ou de Paris, tels que le Criterion, l'Hôtel Ritz, le Carlton, etc.; il fut aussi chargé de fonctions importantes à l'Exposition de 1900; on comprend fort bien que ce genre d'emplois lui ait laissé suffisamment de loisirs pour s'occuper de ses études favorites. Accusé par ce même journal d'avoir rempli des fonctions infimes et subalternes, voici ce qu'écrit Lefèvre à ce sujet: " Il se trouve que toutes mes occupations, pendant quinze ans, m'ont tenu éloigné d'Etampes. Toutes mes relations étaient lointaines et sans rapport avec ce pays. En vérité, personne à Etampes, sauf mes proches, n'a compris exactement ce que je faisais et les hautes situations que j'occupais. Même les gens qui croient me connaître assez intimement ne se doutent parfois nullement des situations que j'ai tenues naguère. " Et plus loin; " J'ai abandonné des affaires à gros bénéfices ou appointements, j'ai perdu de vue des relations nombreuses et anciennes des plus profitables pour me livrer à l'archéologie. Je me suis exclusivement occupé de cette science depuis six ou sept ans, non seulement en faisant le sacrifice de tout salaire, mais encore en dépensant pour mes études et ma documentation des sommes importantes", Nous n'en saurons pas plus. A près un voyage en Algérie, dont il publia une intéressante relation, nous le retrouvons en 1892, à Etampes, où il collabore à un journal local, Le Postillon d'Etampes, comme chroniqueur théâtral et artistique. En 1893 et les années suivantes, il est fixé. à Londres. Devenu l'ami de Charles Hirsch, directeur de la Revue Française (French Rewiew), il fournit à cette publication plusieurs études remarquées, d'un éclectisme significatif. Il semble bien, à cette époque, s'être créé une place des plus flatteuses dans les milieux littéraires français de Londres. Sous le nom de Pierre Caume, il fait dans cette ville, sur l'" Anglomanie de Baudelaire ", une conférence qui eut un certain retentissement. Son esprit, épris d'originalité, conçut une attraction sans bornes pour un maître de la gravure, dont l'œuvre hardie, et même un peu subversive, le séduisit infiniment: je veux parler de Félicien Rops. Il entra en relation avec ce virtuose du burin et composa pour quelques-unes de ses eaux-fortes treize sonnets qu'il publia à Londres, sous le titre de Ropsiaques, ce petit opuscule est extrêmement rare. Un rédacteur de la Chronique de Londres lui consacra, dans le numéro du 3 février 1900, un article des plus flatteurs, dans lequel, après avoir fait l'éloge de ses talents multiples de poète, de critique d'art et de littérature, il termina en ces termes: " Nous ajouterons que c'est un fin diseur, un conférencier hors ligne. Il chante même fort bien. Il est artiste et homme du monde jusqu'au bout des doigts. " . J'ai dit que LE. Lefèvre avait fait à Londres une conférence sous le nom de Pierre Caume; je dois ajouter qu'il semble avoir eu une prédilection singulière pour les pseudonymes : je n'en relève pas moins de huit: Pierre Caume, Joli Gilles, Pasque Fleury, Lougel, Lougenel, Fortuné de Morigny, Aloysius Gaster, Christian Slove, employés surtout au début de sa carrière littéraire. Vers 1904, L. E. Lefèvre paraît devoir se fixer à Etampes d'une façon durable. Après quelques articles de critique dramatique parus dans l'Abeille, il se sent attiré de plus en plus vers les vieux monuments de notre cité et, après tant d'autres chercheurs, se penche vers ces énigmatiques et mystérieuses sculptures auxquelles il s'efforce d'arracher leur secret, étude passionnante à laquelle il se consacre de toute son âme et de toute son ardeur. C'est de là que datent ces magistrales études sur les monuments d'Etampes et en particulier l'Église Notre-Dame, études qui lui valent la considération flatteuse et les éloges des sommités archéologiques, Émile Mâle, Camille Enlart, E. Lefèvre-Pontalis, et d'autres discutent avec lui d'égal à égal; les avis sont quelquefois partagés, différentes hypothèses ne sont pas émises sans contestation, mais les adversaires s'estiment et se traitent toujours avec la plus parfaite courtoisie. Je ne dirai pas la gloire de Lefèvre, c'est un trop grand mot, mais sa réputation d'archéologue semble alors avoir atteint à son apogée. La plupart des grandes revues d'archéologie sollicitent la faveur de publier ses travaux où l'érudition la plus étendue s'allie à des qualités exceptionnelles de pénétration et d'analyse, secondées par un style clair et précis. Le succès de la Conférence des Sociétés savantes de Seine-et-Oise, tenue en 1908, à l'Hôtel de Ville, est son œuvre; il fut l'animateur infatigable de ce congrès qui valut à Etampes une animation passagère, mais flatteuse par la qualité de ses hôtes. Plus tard il fut également avec le Sous-Préfet, M. Moine, .l'inspirateur des fêtes organisées en l'honneur de Rose-Chéri. Nommé en 1907 membre de la Commission des Arts et Antiquités de Seine-et-Oise et membre correspondant de la Société des Antiquaires de France, il fait aux assemblées de ces différentes Sociétés des communications toujours accueillies avec le plus vif intérêt. A cette même époque, il est élu Président de l'Association des anciens élèves du Collège d'Etampes. La rosette d'officier de l'Instruction publique vient alors le récompenser de tous les services rendus. à la science. C'est alors que se place vers 1907 l'épisode le plus douloureux probablement de la carrière de L-E. Lefèvre. Sans que rien justifiât cette attaque, ni les opinions politiques de Lefèvre, qui n'en affichait d'ailleurs aucune, ni un manque d'égards envers qui que ce soit, il fut pris à partie dans le journal Le Gâtinais par un certain Bodereau, qui semble bien avoir été un professionnel de la diffamation à en juger par les nombreuses poursuites judiciaires dont il fut l'objet. Dans chaque numéro, notre concitoyen était tourné en ridicule et même diffamé grossièrement. Lefévre opposa d'abord à ces articles venimeux une attitude pleine de calme et de mépris, mais enfin écœuré et poussé à. bout, s'étant allié à deux de nos plus honorables concitoyens. qui eux aussi étaient les victimes du journaliste calomniateur, il cita son adversaire en justice. Le Tribunal correctionnel rendit son jugement le 4 août 1908. Défendus par Me Ignace et Me Simon, réhabilités triomphalement, nos concitoyens eurent la satisfaction d'obtenir les dédommagements qu'ils estimaient leur être dus et Bodereau, sévèrement condamné, désavoué par ses directeurs, quitta le journal et le pays. Mais, dégoûté par ces incidents pénibles et aussi par Ies petits côtés de la vie provinciale, où les faits et gestes de chacun sont épiés et commentés généralement avec malveillance, Lefèvre abandonna son paisible logis de la rue de la Cordonnerie et alla s'installer à Paris; sa notoriété en matière d'archéologie lui valut une place de conservateur à la Bibliothèque Jacques Doucet; il vécut là quelques années tranquilles et profitables à ses travaux. Mais les collections Doucet furent généreusement offertes par leur possesseur à l'Université; Lefèvre obtint alors la place de secrétaire du Cercle des Chemins de fer, rue de la Michodière, poste qui lui laissait encore d'appréciables loisirs. Malheureusement, la santé de notre pauvre ami commençait à décliner, il ressentait déjà les premières atteintes du mal qui devait l'emporter. Malgré les ménagements qu'il prenait, peut-être un peu tardivement, ses forces faiblissaient rapidement et visiblement. Hors d'état de remplir ses fonctions et obligé de s'aliter il fut admis au sanatorium Clemenceau, à Bicêtre, où nous pûmes aller lui rendre visite, M. Brière et moi. Triste visite dont nous emportâmes un lamentable sou venir. Se rendant compte que L-E. Lefèvre souffrait morale ment de finir ses jours dans une salle commune, au milieu de malades d'une classe sociale qui n'était pas la sienne, des protecteurs le firent transporter dans un établissement moins populaire, la maison de Bon-Secours, rue des Plantes, mais la tuberculose qui le ravageait faisait de si rapides progrès que quelques jours après son admission, il rendait le dernier soupir; il avait 62 ans. Son corps fut ramené à Etampes et le 26 décembre 1926, par un froid glacial, après avoir franchi une dernière fois le seuil de cette église Notre-Dame qu'il affectionnait et admirait particulièrement, sa dépouille prit le chemin du cimetière Saint-Basile où tous ceux qui l'avaient connu se firent un devoir de l'accompagner pieusement. J'ai dit plus haut que M. Brière et moi étions allés lui rendre visite au sanatorium environ deux mois avant sa mort. Lui-même avait sollicité cette entrevue et il avait, hèlas! des raisons impérieuses pour qu'elle eut lieu sans retard. Il voulait qu'une partie de sa bibliothèque et de ses collections allât au Musée d'Etampes, avant sa mort, afin d'éviter des formalités testamentaires; il nous remit donc la liste de ce qu'il désirait offrir, c'est-à-dire la moitié de sa bibliothèque, ses manuscrits, quelques tableaux et curiosités. La Commission du Musée entra en possession de ce legs dans sa séance du 6 juillet 1927; le détail en fut donné à cette époque par les journaux locaux; c'était pour le Musée un enrichissement inespéré et l'on ne saurait trop remercier Lefèvre de sa généreuse inspiration. Je ne veux pas entreprendre ici d'analyser ni de commenter l'œuvre archéologique de Lefèvre, c'est une tâche que je laisse à de plus qualifiés que moi en matière d'archéologie médiévale; j'ai modestement dressé, pour des travaux futurs, une nomenclature des œuvres de Lefèvre que je crois complète et qu'on trouvera plus loin. Désormais, le nom de Lefèvre sera intimement lié à l'histoire d'Etampes; il prendra place à la suite de ses devanciers: Marquis, Forteau, Maxime Legrand, tous travailleurs désintéressés et consciencieux vers lesquels doivent toujours s'élever nos sentiments d'admiration et de reconnaissance. BIBLIOGRAPHIE DES ŒUVRES DE L.EuG. LEFÈVRE 1 Dans le Journal hebdomadaire le Postillon d'Etampes, plusieurs articles de critique théâtrale, intitulés: Résurrection, La Fille de Mme Angot, Coquin de Printemps, signés Joli Gille. (Janvier 1892). 2. Les Valory, étude biographique sur cette famille dans le Postillon d'Etampes. (No du 3° Avril 1892). 3. L'Arrondissement d'Étampes dans les Salons de peinture, trois articles parus dans le Postillon d'Etampes. (Nos du 14 Mai au 15 Juin 1892). 4. Une exposition d'œuvres de Louise Abbéma, née à Etampes, (Postillon d'Etampes, 1892). 5. La Comédie Française à Londres, Le Sphynge (poésie), Les Arts Nouveaux et le New English Art Club, La Philosophie du Spiritisme, L'œuvre de Chéret, de Hiatt, (traduction), études publiées dans la Revue française de Londres (1893-94) (signées Pierre Caume). 6. L'Opéra à Londres, publié dans la Revue d'Art Dramatique (Août 1895). 7. Le Théâtre de l'Œuvre à Londres. La Chronique d'Angleterre. (Février et Avril 1895), même revue. 8. Le Théâtre à Londres. Deux Pièces d'Oscar Wilde. (Même revue. 10 Juillet 1895. Signé Pierre Caume). 9. Les Ropsiaques. Ropsodie en 13 sonnets. Londres, Ch. Hirsch, 1898. Br. in-12. 10. Causerie sur Baudelaire. Parue dans la Nouvelle Revue, 15 Août 1899. (Pierre Caume). 11. L'Anglomanie de Baudelaire. Conférence faite à Londres, sous le nom de P. Caume, le 27 Janvier 1900, reproduite en partie dans la Chronique de Londres, du 3 Février 1900. 12. Le Tour du monde d'un Etampois, série de lettres sur l'Algérie, publiées en feuilleton dans 22 nos du Postillon de Seine-et-Oise, du 14 Février 1892 au 6 Novembre 1892, sous la signature de Christian Slove. Ces lettres ont été reproduites avec quelques modifications, dans le Journal hebdomadaire La Chronique, a partir du 16 Février 1901. 13. Dans le Journal l'Abeille d'Etampes, série d'articles de critique théâtrale, sous la signature de Lougenel. (Du 31 Octobre 19°3, au JO Avril 1904). 14. Vieux Instruments de musique à Étampes. (Abeille d'Etampes, 16 Janvier 1904). 15. Notre-Dame du Fort. (Abeille d'Etampes, 23 Janvier 19°4). 16. Les premiers spectacles dramatiques à Etampes de l'origine au XVIe siècle. Un salut par personnage. (Annuaire d'Etampes 1904. P. 19-33). 17. Etampes à table, sous le pseudonyme de Maitre Aloyius Gaster, in-12 allongé de 94 p. Etampes, Lecesne-AlIien, 19°5. Extrait de l'Abeille d'Etampes. (Tirage à 50 exemplaires). 18. Une Éducatrice, (Mme Melet). Nouvelle Revue du 15 Août 19°5, 6 p. (Signé Pierre Caume). 19. Mobilier de l'Eglise Notre-Darne d'Étampes. (Abeille d'Etampes, 6 Janvier 1966). 20. Le Portail méridional de Notre-Dame d'Etampes. L'estimation de sa valeur vénale. (Abeille d'Etampes, 13 Janvier et 10 Février 1906). 21. Le Tympan de l'Eglise Saint-Pierre. (Abeille d'Etampes, 17 Mars 1906). 22. Le Portail d'Etampes. (Abeille d'Etampes, 15 Septembre 19°6), article-critique au sujet de l'étude d'Albert Mayeux, récemment parue dans les Archives monastiques (Revue Mabillon, Août 1906). 23. Le Portail de Notre-Dame d'Etampes et les fausses scènes d'Ascension au XIIe siècle. Conférence des Sociétés Savantes de Seine-etOise, 3e réunion, Rambouillet 1906, p. 33-34. (Tirage à part). 24. Conférence sur l'identification des grandes statues du Portail occidental de Notre-Dame d'Etampes. Bulletin de la Société archéologique d'Eure et-Loir. Procès-verbaux, tome III, Janvier 1906, p. 82-84. 25. Le Portail royal d'Etampes (portail méridional de l'Église Notre-Dame) XIIe siècle, Etampes, Lecesne-Allien, 1906, in-8 de 56 p. 26. Peintures décoratives du temps de Jean de Berry à l'Église Notre-Dame d'Étampes. Revue des Musées et Monuments de France, no 7, 1906. 27. Archéologie locale: Les peinture anciennes de l'église Notre Dame (Etampes). Etude publiée dans la revue "Musées et monuments de France" et reproduite dans l'Abeille d'Etampes du 18 aôut 1906. 28. Le symbolisme du tympan de Vèzelay. Revue de l'Art chrétien, Juil let 1906, in-4o,8 p., Lille, Desclée et Cie. 29. Peintures décoratives du temps de Jean de Berry dans l'Église Notre-Dame d'Etampes, Versailles, Aubert 1907, in-8 de 8 p. Extrait du Bulletin de la Conférence des Sociétés savantes de S-et-O. tenue à Rambouillet, 3e réunion, p. 194-199. 30. Le tympan sculPté de l'Église Saint-Pierre d'Etampes (XIIe siècle), Etampes 1907, in-8 de 12 p. (planches). Extrait du Bulletin de la Société archéologique de Corbeil, Etampes et du Hurepoix. Tirage à 3° exemplaires (2 éditions). 31. La façade occidentale, portails et fortifications de l'Église Notre-Dame d'Etampes, 1907, in-8 de 14 p. pl. Extrait du Bulletin de la Société archéologique de Corbeil, Etampes et du Hurepoix. Paris, Picard 19°7, in-8 de I4 p, 32. Grande scène apocalyptique du principal portail de l'Église de la Madeleine de Vézelay (Congrès archéologique de France à Avallon, 1907). 33. Les scènes d' apparition d'un petit portail roman de l'Église de la Madeleine de Vézelay (Congrès archéologique de France à A vallon, 1907). 34. Etampes et ses monuments au XIe et XIIe siècles. Mémoire pour servir à l'étude des plus anciens monuments étampois. Paris, Picard 19°7, in-8 de 175 p. avec index, pl. Extrait des Annales de la Société historique et archéologique du Gâtinais. 35. Le tympan de Cahors (XIIe siècle). Extrait de la Revue de l'Art chrétien. Lille 1907, in-4° de 11p. 36. Les formules iconographiques de l'Agnus Dei au XIIe siècle (Tympan de Cahors). Lille, Desclée et Cie. Extrait de la Revue de l'Art chrétien, Juillet 1907. 37. Le symbolisme du portail méridional de la Cathédrale de Chartres (Xme siècle). Extrait de la Revue de l'Art chrétien. Lille, Desclée, Mars 19°7, in-4°. 38. La peinture historique du Palais Royal d'Etampes (1307) avec un appendice sur les peintures de la chapelle de Farcheville (1304). Paris 1908, in-8 de 36 p pl. Dessin d'Etienne Krier et plan de Mauduit. Extrait des Annales de la Société historique et archéologique du Gâtinais, tome XXVI, p. 1-36. Paris, Picard 1908. 39. Conférence des Sociétés savantes de Seine-et-Oise à Saint-Germainen-Laye en 1910. Proposition concernant la publication d'une Bibliographie de Seine-et-Oise avec les fiches de M. Paul Pinson. Proposition concernant la Réimpression du livre de Dom Basile Fleureau, les Antiquités de la ville et du duché d'Etampes. Note sur une visite au Pavillon de Noailles chez M.P.-A. Beaufeu à Saint-Germain-en-Laye. Compte-rendu de la Conférence (SaintGermain 1912, p. 41-43 et 56). 40. Le portail royal de Notre-Dame d'Etampes XIIe siècle, 2e édition entièrement refondue et considérablement augmentée avec planches et figures. Paris, Picard 1908, in-8 de 115 p. 41. Discours prononcé à la distribution des prix de l'Institution Racine à Etampes, le 26 Juillet 1908. Plaquette de 16 p. in-12, Etampes, Lecesne-Allien 1908. 42. Visite au Palais du Tribunal. La peinture historique de I307. Fig. Bulletin de la Conférence des Sociétés savantes de Seine-etOise, 4e réunion à Etampes, p, 3 5-38, 1909. 43. Quatre études archéologiques étampoises : a) Mémoire sur plusieurs importantes questions auxquelles on a rattaché l'Église Saint-Martin d'Etampes (XIIe siècle). b) L'Église et la Tour militaire du Petit-Saint-Mard (Xie siècle). c) Le château-fort royal et la miniature des très riches heures du duc de Berry (1410-1415). d) Les caves du moyen-âge à Etampes, Paris, Picard 1909, in-S° de 31 p., S plans ou figures et 2 planches hors texte. Publié dans le Bulletin de la Conférence des Sociétés savantes de Seine-et-Oise, 4e réunion, Etampes. 44. Une curieuse maison du XIIe siècle à Etampes. La grande boucherie de Philippe-Auguste et l'Hôtel Saint-Yon. Conférence des Sociétés savantes de Seine-et-Oise, 4e réunion à Etampes, p. 248. 45. Le palais royal d'Etampes et sa peinture historique. Rapport présenté à la Commission départementale des antiquités et des arts de Seine-et-Oise. Paris, Picard, 1909, in-So de 36 p., pl. Extrait du Bulletin de la Commission. 46. Origine antique du plan quadrilobé de la Tour d'Etampes. Paris, Picard, 1909, in 8° pl. Extrait des Annales de la Société historique et archéologique du Gâtinais. 47. La grande boucherie de Philippe-Auguste et l'Hôtel Saint- Yon à Etampes, (XIIe et XVe siècles). Paris Picard, 1909, in-So de 19 p., fig. et plan. Extrait du Bulletin de la Société archéologique de Corbeil, Etampes et du Hurepoix, 1909. 48. L'ancien Palais royal à Etampes et sa peinture historique (XIe et XIVe siècles), Paris, Picard, 19°9, in-8° de 19 p., fig. et plan. 49. Le parement d'autel de la comtesse d'Etampes, ou Trésor de Sens (XIVe siècle), étude comparative avec la peinture historique du Palais royal d'Etampes, Paris, Picard, 1910, in So de 44 p., fig. Extrait des Annales de la Société historique et archéologique du Gâtinais (tirage: 120 exemplaires). 50. Les inscriptions prophétiques dans le vitrail des sibylles de l'église Notre-Dame d'Etampes, Extrait de La Revue de l'Art chrétien, 1910, fig. Paris, Champion, 1910, in-4°. 51. Préface pour la Bibliographie d'Etampes et de l'arrondissement, par Paul Pinson, Etampes, 1910, in-8°, p, I à VI. 52. Tête de statue de saint provenant de l'église de Larchant au Musée d'Etampes. Les Musées de France, 1911, no 5, p. 77-79. 53. A propos de la peinture historique d'Etampes, Note sur les reines écuyères. Bulletin de la Commission des Antiquités et des Arts de Seine-et-Oise. XXIe vol. 1911, in-8, p. 179-1S4. Versailles. 54. Communication au sujet de quelques œuvres d'art de Notre-Dame d'Etampes au Congrès des Sociétés savantes à la Sorbonne, séance du jeudi 11 avril 1912. Bulletin archéologique du comité des travaux historiques et scientifiques, p. 89, 1912. 55. Peinture murale dans l'Église Notre-Dame d'Etampes. Le martyre de Sainte-Julienne (XVe et XVIe siècle). Bulletin de la Société archéologique de Corbeil Etampes,1912, p. 37-43. (Tirage à part 30 exemplaires, sans couverture ni indications spéciales). 56. OEuvres d'art diverses, disparues ou existantes dans les églises d' Etampes et principalement dans l'Église Notre-Dame, sculpture, orfèvrerie, cloches, tissus, peintures, vitraux. Commission des Antiquités et des Arts de Seine-et-Oise, XXXIIe vol. Versailles, Cerf 1912, p. 53-166. Tirage à part, Picard 1912, in-8 de 114 pages (10O exemplaires). 57. Note biographique sur feu Charles Forteau, dans le Bulletin de la Société archéologique de Corbeil, Etampes et du Hurepoix, 1912, p. 130-131. 58. Vol d'un panneau sculpté dans l'Église Saint-Basile à Etampes. (Ibid. p. 187-190). 59. Sépulture Mérovingienne à Boigneville. (Ibid. p. 185-186). 60, Le miracle de la Visitation de Notre-Dame et l'aumônerie de l'Église Notre-Dame d'Etampes. Paris, Picard 1913, in-8. 61. La cloche de Jean de Berry à l'Église Notre-Dame d'Etampes, Sire, Bourges 1913, in-8 de Il p. avec 2 phototypies. Extrait des Mémoires de la Société historique du Cher. 62. Note biographique sur Maître Jean Hüe, d'Etampes (XVe siècle). Annales de la Société historique et archéologique du Gâtinais, 1913. 63. La verrière de Maître Jean Hüe dans l'Église Notre-Dame d'Étampes. Extrait de la Revue de ['Art chrétien, 1913. Tirage à part de 60 exemplaires, chez Picard, Paris 1913, in.8 de 19 p. 64. La démolition du Jubé de l'Eglise Notre-Dame d'Etampes. (16 Mai 1791). Paris, Picard, 1913, in-8. 65. Le mobilier du chœur de l'église Notre-Dame d'Etampes pendant le moyen-âge. Annales de la Société hist. et arch. du Gâtinais 1913. Tirage à part de 60 exemplaires. Paris, Picard, 1913, in-8 de 4° pages. 66. Buste en marbre d'Athéna acquis à Paris (extrait de la Revue archéologique). Paris, E. Leroux 1914, in-8. 67. Nom contesté et nom contestable, La porte dorée, La tour de Guinette. Etampes Leccsne 1914, in-12 de 30 p. avec plan. Tirage à part de 3 articles parus dans l'Abeille d'Etampes, 1913 et dans l'Annuaire d'Etampes 1914. 68. Le portail royal d'Étampes et la doctrine de Saint Irénée sur la Rédemption (XIe et XIIe siècles) in-8 de 24 p. avec 3 gravures. Pa ris, Picard 1915. Extrait du Bulletin de la Commission départ. des Antiquités et des Arts de Seine-et-Oise. 69. Lettre à M. le Maire d'Etampes au sujet de fouilles devant être faites dans le jardin de Guinette pour la construction d'un chalet. Abeille-Réveil du 26 août 1916. 70. Un architecte étampois, Lucien Magne. Abeille-Réveil d'Etampes 19 août 1916. 71. Le jardin anglais et la singulière habitation du Désert de Retz près de Marly. Paris, Shemit 1917, in-8 de 11 p. Extrait du Bulletin de la Commission des Antiquités et des Arts de S.et-O. 72. Le parc de Méréville. Publié dans la Gazette illustrée des Amateurs de jardins, 1921. Br. in-folio 250 exemplaires). 73. Les sept églises d'Asie et leurs évêques dans la tapisserie de l'Apocalypse à Angers. Extrait de la Gazette des Beaux-Arts. Paris 1925.in-4°. 74. Notice biographique sur Maxime Legrand, br. in-8 de 4 p. Cette notice complète et rectifie un article publié dans l'Abeille d'Etampes du 27 Sept. 1924. Il faut ajouter à cette énumération un certain nombre de manuscrits inédits comportant deux études sur la cathédrale de Vézelay et des œuvres de moindre importance, uniquement littéraires (poésies diverses, romans, nouvelles, drame, etc.) composées surtout par l'auteur au débuts de sa carrière d'écrivain. Ces manuscrits sont déposés au Musée (dossiers L-E. Lefèvre).